La Centrale d'Avoine, face cachée

Publié le 20 Août 2012

C’est arrivé près de chez vous.

La centrale nucléaire de Chinon Avoine est situé à 80 kms à vol d’oiseau d’Angers.

Selon un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire, certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme[2]. ..Un séisme de magnitude 4 dont l’épicentre se situe presque sous la centrale de Chinon a été enregistré le 5 novembre 2006 à 01:37. Il a été ressenti jusqu’à Angers et Beaupréau…Le 30 avril 2009, 198 personnes sont évacuées de la centrale qui est investie dans le même temps par la Gendarmerie, l’Armée et des spécialistes du GIGN suite à une alerte à la bombe. Cependant, aucun explosif n’a été retrouvé dans l’enceinte de la centrale…Le 7 septembre 2004, l’Autorité de sûreté nucléaire a organisé une inspection, dans la continuité des inspections du 16 décembre 2003 et des 12-13 mai 2004, qui avaient révélé des lacunes organisationnelles dans la lutte contre l’incendie. Cette troisième inspection n’a pas mis en évidence de progrès significatif sur l’efficacité de la lutte contre un incendie. L’une des raisons pour lesquelles l’équipe de deuxième intervention n’est parvenue sur les lieux du sinistre simulé que 53 minutes après l’alarme est que la porte d’accès matériel du bâtiment des auxiliaires nucléaires, pourtant spécialement aménagée pour un accès rapide des équipes d’intervention

L'hiver 1986-87 ayant été très froid, plusieurs matériels et systèmes importants pour la sûreté du réacteur Chinon -B3 ont gelé, en particulier au niveau de l'arrivée d'eau de la Loire.

Le 21 décembre 2005, un bouchon de sable s'est formé à l'intérieur du circuit de refroidissement tertiaire de Chinon. L'effondrement de l'amas de sable aurait pu entraîner la perte d'évacuation de chaleur pour tous les réacteurs de la centrale.

À la suite d'une opération de maintenance réalisée le 24 septembre 2008, de l'huile industrielle provenant d'un réservoir situé dans la partie non-nucléaire des installations de l'unité de production 3 a été rejetée dans la Loire.

Source: Wikipedia

Sortir du nucléaire :

'' Il est d'usage chez les nucléocrates de mentir ''

Par la voix de Dominique Boutin, le réseau Sortir du Nucléaire Touraine réagit à l'actualité, au Japon, mais aussi à un article publié dans nos colonnes le 25 février dressant le bilan de l'année 2010 au centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Chinon.
« Peut-être est-ce le moment de rappeler que la centrale d'Avoine est située sur une zone sismique ? Si les réacteurs ont été remis à niveau '' théorique '' il y a quelques années, les enceintes de confinement, elles, ne l'ont jamais été », lance en préambule le communiqué du réseau antinucléaire. 
Et de poursuivre : « Il est toujours d'usage, chez les nucléocrates, de mentir effrontément. Dans l'article du 25 février, il est dit que, socialement, tout va bien, sauf que, dans un courrier d'août 2010, la direction du travail et de l'emploi (Centre) met en demeure le centre du CNPE de '' réaliser une évaluation des risques psychosociaux '' pour aboutir à l'élaboration '' d'un programme d'actions de prévention collective '' intégrant notamment '' des mesures en termes d'organisation et de moyens (effectifs, compétence, durée du travail) ''. On ne peut être plus clair !
« Techniquement, tout va bien également, sauf qu'on apprend d'un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire que trente-quatre réacteurs en France présentent '' d'inquiétantes anomalies '' sur le circuit primaire : l'injection d'eau de sécurité pourrait ne pas fonctionner en cas de fusion du coeur du réacteur. Chinon est concerné (besoin d'être plus clair ?) »

Chinon pointé du doigt par l'Autorité de sûreté

Avec Saint-Alban, Chooz et Nogent-sur-Seine, la centrale de Chinon a été pointée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans son bilan 2010 (consultable sur Internet), on peut notamment lire : « L'ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection du site de Chinon sont en retrait [...]. L'ASN juge insuffisante la rigueur d'exploitation, à nouveau caractérisée en 2010 par un nombre conséquent d'événements significatifs. L'analyse de ces écarts met en évidence des faiblesses aussi bien dans la conduite des réacteurs que dans le lignage des circuits. L'ASN estime que le site doit progresser en matière de connaissance des règles générales d'exploitation et de respect des procédures. »
 

Tout est prévu...

Tout est prévu sauf l'imprévisible. Parce que le risque zéro n'existe pas, la centrale nucléaire d'Avoine doit être prête à affronter à un accident grave. Sur le site, les consignes sont claires, les exercices nombreux. Les près de deux mille agents qui travaillent quotidiennement sur le site savent tous ce qu'est un PUI. Ils sont formés. Mais autour de la centrale... La population est-elle prête à rester confinée. A évacuer ? Est-elle consciente des risques ? Est-elle suffisamment informée quant à la mise en oeuvre d'un PPI ? Pas sûr : parler du nucléaire est encore trop tabou (et trop compliqué aussi).

Le rapport de l'ASNDepuis plusieurs années, les salariés de la centrale de Chinon, notamment au travers d’alertes émises par leurs représentants du personnels, signalent de nombreux dysfonctionnement dus, selon eux, à «l’utilisation de personnels intérimaires trop peu formés».

M.Gd (avec AFP)

La nouvelle est restée discrètement enfouie au fond du site de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : suite à de récentes études, EDF vient de "découvrir" une inquiétante "anomalie" de série sur 34 de ses réacteurs. Sur tous les réacteurs de 900 MW, en cas de fuite importante du circuit primaire, le circuit d’injection d’eau de sécurité pourrait s’avérer incapable d’empêcher la fusion du coeur.

L’ Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avertit ainsi : "En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur".

Le système d’injection d’eau de sécurité est le seul dispositif qui permette de retarder une fusion du coeur nucléaire lors d’une fuite importante d’eau du circuit primaire. Son rôle est d’injecter massivement de l’eau borée (1) dans ce circuit pour étouffer la réaction nucléaire et refroidir le coeur. Or EDF découvre, alors que les premiers réacteurs 900 MW tournent depuis plus de 30 ans (2), qu’elle est incapable de mesurer si l’eau injectée par ce système se répartit uniformément dans les trois boucles du circuit primaire de ces réacteurs ; de l’aveu de l’ASN, cela "pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur" (3).

EDF a donc laissé tourner 34 réacteurs nucléaires pendant un quart de siècle avant de s’assurer de l’efficacité du système principal de prévention de fusion du coeur nucléaire. Pourquoi cette découverte survient-elle si tardivement ? Il est extrêmement inquiétant qu’un problème d’une telle ampleur soit resté si longtemps ignoré par EDF...

Les centrales concernées sont les suivantes : Blayais (Gironde), Bugey (Ain), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Gravelines (Nord), Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme). Soit l’ensemble des 34 réacteurs nucléaires 900 MW, dont certains atteignent déjà les 30 ans de fonctionnement. EDF a ainsi mis tous ses oeufs dans le même panier, multipliant les risques au passage...

En vertu du principe de précaution, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la fermeture des réacteurs concernés.

Le rapport de l'ASN à consulter ici

La Centrale d'Avoine, face cachée

Rédigé par documents internet

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Central plants very strongly litter our environment! Necessary to fight this poaching!

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When you met with a nuclear accidents, cooling of the reactor can be a temporary solution to reduce the dangers associated with it. However, it is not a permanent solution for avoiding the threats involved in it and better solution is to reduce the usage of nuclear reactors.